A L ‘ ABRI DE RIEN … 31 octobre

Nul n’est à l’abri de rien…
Malgré Paris… la Province existe aussi ! Et la presse hebdomadaire de province organise un concours littéraire de grande qualité. Tous les ouvrages présentés méritent grande attention et grand intérêt : un vrai plaisir que d’être jurée… jamais je n’aurais pu m’offrir dix livres…
Aussi,je suis heureuse de partager avec vous cette chance. D’autant plus qu’à l’approche de l’hiver, lire au coin du feu … ou sous la lampe de la cuisine, lire, demeure un bonheur plein d’enrichissement. Et puis, côté émotions, lire est aussi un moment qui nous met … à l’abri de rien !
A L’ ABRI DE RIEN Olivier ADAM Editions de l’ Olivier
C’est un livre qu’on ne peut apprécier que si l’on met tous ses préjugés de côté. Autant dire un livre … complexe. Dont on ne sort pas indemne.
A partir du moment où l’on accepte que tout peut s’écrire … y compris dans un style qui surprend …
Une fois prêt à remettre en cause nos positions, voire nos convictions par rapport à l’émigration …
Dès que l’on est prêt à oublier tout ce que l’école nous a appris en termes de ponctuation ou de langage … Alors on peut se jeter dans ce livre comme la misère sur le monde.
Et quelle misère !
Celle qui fait se coller le front à la fenêtre sans espoir d’un jour meilleur …
Celle des hommes qui ne savent où aller et d’une femme qui ne sait pas d’où elle vient …
Celle de tous ceux qui voudraient bien en sortir mais qui se disent à quoi bon car, de toutes façons, sortir de quoi (sortir de qui ?) et pour aller où …
Black is black … Dans ce livre, bancs et statuts sont … forcément couverts de chiures d’oiseaux, les toboggans obligatoirement rouillés et les voitures naturellement vieilles et pourries.
Les marques et les commerçants qui les diffusent … forcément de minables profiteurs …
Et Marie … une victime de la vie. Je veux dire de la mort.
Marie est morte en même temps que sa sœur et ne revivra qu’après s’être … donné la mort à son tour.
L’un des attraits de ce livre, outre la richesse des personnages se cache dans ses excès …
Excès de langage on l’a dit (des gueules, de la bouffe, des conneries, etc, etc … autant que de pages !), mais aussi excès d’émotions (avec une palme d’or pour les enfants), excès des situations (Marie lisant son cahier dans une grotte en pleine nuit …). Oui, tout se décline à l’excès et pourtant … tout semble possible ! Sauf … la fin de la misère.

Quand un auteur engagé parle d’ un sujet … dérangeant
Les descriptions ressemblent à des inventaires … le vocabulaire flirte avec l’outrance … Ce livre semble craché, pleuré, hurlé … Ce livre n’est pas écrit …il est griffé ! Meurtri comme le cœur de Stéphane, mari plein d’amour. Tailladé comme le cœur de Marie, femme que la vie a massacrée. Maman que ses enfants voudraient sauver…mais nos enfants ne sont pas nos sauveurs. Le maître c’est Lucas … un grand maître mais … son élève n’est pas prête à l’entendre … Maître authentique car il ne lui en demande pas plus qu’elle ne peut donner …
Ecrit autrement (ce qui ne signifie pas mieux) on pourrait penser à Zola … Les réfugiés, comme les mineurs ont touché le fond … Avec un brin d’humour, on pourrait penser à Picouly (la famille dans toute sa splendeur !). Mais non … Surtout pas. Cet auteur ne se peut comparer. A qui que ce soit. Olivier ADAM réussit un exploit : d’un quotidien presque banal, malheureusement courant, il crée un livre original où seul demeure en permanence … le drame. Et l’amour … Car ce qui se dit le moins et se voit le pus dans ce livre original, c’est l’amour qui transpire à chaque page … L’amour de soi … assassiné ! Et aussi, tellement sublimés l’amour maternel, l’amour conjugal. l’amour paternel, l’amour filial. L’amour de l’autre. En clair … l’amour de l’amour … Sous des airs de vieux loup sauvage, l’agneau en devenir … sommeille. Entre les lignes. Entre les mots. Entre les ponctuations … Grattez sans griffer. Avec soin. Avec prudence. Et vous découvrirez
le cœur d’un homme qui tente de nous faire croire qu’il est une femme qui tente de se faire croire que … Ne croyez rien. Lisez … Ecoutez. Pensez… Vous en pleurerez !
En dernière minute, j’ai entendu que ce livre pourrait obtenir le Goncourt ?
Donner le Goncourt à une oeuvre (et c’en est vraiment une) qui démolit la langue française, n’est-ce pas un peu … excessif ?
Un excès de plus … Et pas plus justifié que les autres, il me semble. Mais bon tout le monde peut se tromper…

Nombreux sites sur le sujet Sangatte … Entre autres uzine …
Article Rédigé par Michelle LEMAIRE
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… Et le travail assuré ! 
Viens, je t’attends …
Parfois, je me fais honte ! 





photo Marie Line

photo Hérold Marchese
Bon week kend … C’est la fête du Livre,
vous jouerez avec les mots … 
Mieux vaut en rire …




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La Birmanie … pensez-y !



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