photo Alain Denantes Agence gamma …
dont j’espère l’indulgence : impossible de trouver une autre photo de Guy Môquet et c’est pour la bonne cause …
« Tous nous vivons sans savoir pourquoi ni dans quel but et toujours à la recherche du bonheur ; nous vivons tous ensemble et chacun de façon différente. Tous les trois, nous sommes élevés dans un bon milieu, nous avons des capacités pour les études, nous avons la possibilité d’accomplir quelque chose, et beaucoup de raisons d’espérer le bonheur, mais… il dépend de nous de le mériter. Accomplir une chose facile ne demande aucun effort. Il faut faire le bien et travailler pour mériter son bonheur, on n’y arrive pas par la spéculation et la paresse. La paresse séduit et le travail satisfait. »
Anne Frank. 6 Juillet 1944 … moins d’un mois avant son arrestation et sa déportation.
J’ai choisi d’évoquer Anne Frank car … lorsque j’étais lycéenne, en 1959, fut publié Le Journal d’Anne Frank. J’en possède une édition originale et j’ai visité l’Annexe où elle vécut recluse avec 7 autres personnes, dans moins de 60 m2. Rien que d’en parler réveille en moi l’émotion très forte que je ressentis en poussant la porte cachée pour déboucher sur le mur … encore couvert des photos d’artistes qu’Anne y avait punaisées.
Si j’ai effectué ce voyage, c’est d’abord grâce à l’intelligence de mes parents qui avaient compris tout l’enrichissement que Le Journal + la visite pouvaient apporter aux adolescentes que ma sœur et moi étions encore.
photo Marie Line
L’adolescence, cet âge en demande…
En fait, cela résultait d’une action lancée dans les lycées lorsque paru Le Journal : tous les professeurs d’histoire et de français furent sollicités afin d’aviver nos jeunes esprits. On nous parla de l’holocauste, du nazisme, de l’intolérance, des persécutions de toutes sortes (depuis l’inquisition, si si les persécuteurs étaient bien des Français ! jusqu’à … Bergen Belsen!). On nous expliqua aussi comment des enfants avaient su se contenter de peu pour… être heureux ! Pendant des mois, nous en avons parlé entre copines, avec nos parents, avec nos professeurs (qu’on n’appelait pas encore des profs’, c’est-à-dire qu’on n’avait pas encore amputé d’une partie d’eux-mêmes !). Une espèce de connivence naturelle se créa entre tous les adultes qui nous prenaient pour des êtres intelligents capables de comprendre. Et surtout capables de « tout faire » pour que jamais ne se reproduise une telle horreur. En clair, sûr que nous saurions construire un avenir meilleur on nous faisait confiance … Autant qu’il m’en souvienne, les bruits de bottes étaient encore suffisamment forts pour que nul ne tente un bruit de discorde. Tous les moyens étaient bons pour éviter « ça », que « ça, cette bête immonde » ne se reproduise.
Ce travail, sans aucun doute suscita chez moi (et chez beaucoup d’autres !) un grand esprit de tolérance, un goût pour la réflexion avant l’action, une horreur quasi maladive de tous les extrêmes et une certaine affection pour la résistance sous toutes ses formes. Dans ma tête, il devint très clair que jamais je n’accomplirai une action que je réprouverais, dussé-je en payer un prix exorbitant. Ce que j’ai toujours fait : y compris dans mes erreurs, j’avais acquis des valeurs et des convictions. Celles qui, lourdes à porter … nous rendent plus beaux. De l’intérieur.
En 1985 … j’étais devenue formatrice et une nouvelle opération fut lancée à propos des camps de concentration. Les enseignants étaient sollicités pour alerter les adolescents. J’entrepris alors de remonter, excusez la trivialité, une opération Anne Franck. Entre temps, le film était sorti. Et je sais, avec certitude (et Dieu sait que j’en ai peu !) combien mes Stagiaires ont été émues, par le témoignage d’anciens résistants (il en reste de moins en moins), l’exposition, et toutes les animations que nous avons explorées à partir de ce sujet. Un remake de ce type d’action fut lancé quand sortit le film Lucie Aubrac.
Evidemment, aucune voix ne s’était élevée pour crier à la récupération politique ou à l’intrusion de la politique dans les établissements d’enseignement.
Une espèce de connivence informelle s’était à nouveau créée : en bonne intelligence, chacun eut à cœur d’expliquer … revoir paragraphe au dessus. Tout se déroula exactement comme … en 1959.
A ce jour,après la Bible c’est le livre le plus lu …
Comme quoi les beaux sentiments font encore recette …
Arrive … 2007 ! Comme la plupart des media ne font plus l’information, ils font l’opinion …
(J’en parlerai d’ailleurs demain). Comme la plupart des media sont archi politisés, et plutôt orientés à gauche, ils s’autorisent les manipulations de toutes sortes (j’en ai relevé quelques unes qui sont gratinées..) … Et comme la plupart des fonctionnaires sont aussi de gauche, une espèce de connivence naturelle s’est créée pour démolir un projet dont il n’y a vraiment pas de quoi faire un pataquès … et dont on aurait pu tirer un grand enseignement. Ce que d’ailleurs, certains établissements ont compris,oubliant les clivages totalement dépassés d’un passé qui permit aux forces immondes de pénétrer notre sol et nos esprits.
A l’heure où il suffit de cliquer sur google le mot « tziganes » pour tomber (en 1ère page) sur une article ordurier publié par des néo-nazis, la priorité ne serait-elle pas de saisir toutes les occasions en vue d’ alerter nos adolescents ? Plutôt que s’entre tuer sur ce qu’il adit, il a fait, ou peut être bien voulu dire, et pourquoi pas nous cacher …et il n’a pas le droit à l’erreur, et on lui refuse toute forme de sentiment (la sincèrité surtout pas !), et il fera encore pire que Machiével ou Naopoléon … En clair après l’avoir diabolisé, on veut en faire un homme partfait … le diviniser !
Au lieu d’étaler sur la parole publique tous nos côtés enfant rebelle, celui des contre par principe. Les mêmes qui défilaient en 95 contre le pouvoir de gauche et défilent aujourd’hui … contre le pouvoir de droite … Ne serait-il pas temps de montrer à nos adolescents ce que signifient des mots comme dignité, confiance, nation, réflexion, intelligence, tolérance … bref des mots qui se résument à un seul : adulte ! Ou … exemple.
http://www.annefrank.org/content.asp?pid=1&lid=5
http://www.annefrank.org/content.asp?pid=3&lid=5
http://www.evene.fr/celebre/biographie/anne-frank-14687.php
» Je veux continuer à vivre, même après ma mort » 
Anne Frank
photo Hérold Marchese
… Et moi, je préfère les ponts aux barbelés…
A lire aussi :
Miep GIES : Elle s’appelait Anne Frank, ed. Calmann-Lévy, 1987
Carol Anne LEE : Anne Frank, les secrets d’une vie, ed j’ai lu 2001
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Article Rédigé par Michelle LEMAIRE
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